![]() | Partage d’expert SAS Beeznet, parce que nos experts font gagner en performance en éclairant les problématiques les plus souvent rencontrées sur le terrain : les bonnes pratiques du lean management Avec la contribution des experts engagés Beeznet : Miguel (Flexodev). |
Le Lean Management est avant tout un état d’esprit, qui doit s’intégrer dans les fonctionnements de l’entreprise ou de l’organisation comme un savoir-être (bien au delà d’une méthodologie). En effet, un des fondamentaux du Lean est le principe de l’amélioration continue. Le LEAN est l’association du bon sens et d’outils performants pour gagner en efficacité.
La finalité du Lean est d’identifier la valeur créée pour le client et d’optimiser les moyens mis en œuvre pour maximiser cette valeur.
Comment le mettre en œuvre ?
Le Lean management peut être mis en œuvre au sein d’entreprises mais également d’organisations publiques ou associatives.
La première étape est de définir une politique d’amélioration continue, élaboré par le management de l’entreprise ou de l’organisation. Tout part de la volonté forte de la direction de revoir les modes de fonctionnement pour gagner en performance et en efficacité.
Cette politique est a décliné de la stratégie (voir partage d’expert) et doit prendre en compte les 5 principes du Lean.
Quels sont les 5 principes fondamentaux du Lean management?
- Déterminer précisément la valeur, produit par produit
- Identifier la chaine de valeur correspondant à chaque produit
- Etablir des flux de valeur continus
- Laisser le client tirer la valeur
- Viser la perfection
Une fois que la politique d’amélioration continue est clairement définie, il est nécessaire de déployer cette politique dans l’organisation. Il faut définir les responsabilités des équipes dans le processus d’amélioration continue.
Quelles sont les bonnes pratiques d’une démarche Lean ?
En pratique, le Lean est une démarche efficace si on suit les étapes suivantes :
- Bien identifier la valeur ajoutée apportée pour le client dans toutes les opérations pour fabriquer un produit ou pour fournir un service.Notre retour d’expérience est que la valeur ajoutée est plus clairement identifiée si on connait bien les attentes du client et si on décortique bien les opérations en rentrant dans le détail.
- Réduire les gaspillages (mudas). Dans la pratique il faut être rigoureux dans l’analyse pour s’accorder sur ce qui est un muda ou ce qui est indispensable au bon fonctionnement.Surtout ne pas déstabiliser un fonctionnement efficace existant.
- Equilibrer les postes et définir des rythmes de travail réalistes et soutenables dans le temps pour les collaborateurs. Ce que nous constatons sur le terrain est que de façon récurrente les postes ne sont pas équilibrés car il n’y a pas eu de réflexion globale sur l’ensemble des opérations. Dans ces cas, on observe souvent que l’on affecte des tâches à des collaborateurs sans analyse de l’ensemble de la chaine de valeur.
- Prioriser les actions pour atteindre l’objectif d’augmentation de valeur et ne pas confondre la vitesse d’exécution avec l’efficacité.
- Bien justifier les raisons pour lesquelles on génère du changement. Le changement doit être motivé, accepté et doit démontrer un gain opérationnel.
Voici quelques mauvais exemples de ce que l’on voit parfois appliqué sous couvert d’une démarche Lean :
• Mettre un maximum de pression aux opérateurs pour produire plus vite.
• Supprimer des étapes de contrôle en dégradant la qualité sous prétexte que ces étapes ne génèrent pas de valeur ajoutée.
• Supprimer la possibilité à un opérateur d’organiser son poste de travail comme il le souhaite.
• Afficher un classement individuel des performances.
Pour réussir la démarche Lean, il est également indispensable de s’approprier les outils du Lean Management et notamment : La cartographie de la chaine de valeur appelée aussi Value Stream Mapping (VSM), les 5S, les POKA- YOKE, le SMED, le Juste à temps, le Kanban, le management visuel, le développement d’équipes autonomes, le Kaizen ou l’amélioration continue en format de chantiers par process ou par zone.
Et pour finir, les bonnes pratiques suivantes sont à analyser avec attention:
- Le Lean est un principe de travail en équipe qui implique de la concertation et de l’appropriation par les opérateurs de terrain.
- Le Lean doit permettre d’identifier les « cailloux dans la chaussure » des collaborateurs, de trouver les causes des dysfonctionnements sur les postes de travail et mettre en œuvre une méthode rigoureuse pour réduire ces « Mudas ». La démarche Lean doit être au service des collaborateurs pour les aider à résoudre des problèmes qu’ils ont identifiés ou des problèmes dont ils n’avaient pas encore complètement conscience.
- Le Lean s’applique en production mais également pour des processus administratifs, et des activités de service.
- Le Lean Management fonctionne par itérations permanentes. Il est nécessaire de réaliser des chantiers Kaizen régulièrement, d’en mesurer les gains opérationnels et ainsi de contribuer, à l’achèvement de chaque chantier, à l’amélioration des performances en termes de qualité, de sécurité au travail, et de performances économiques.
A mesure que l’organisation gagne en maturité en Lean Management, les gains opérationnels sont de plus en plus récurrents et chaque processus de l’entreprise est optimisé pour gagner en efficacité.de l’organisme) : définir, réaliser, mettre en œuvre, exécuter, gérer, suivre, arbitrer, financer, accompagner, mesurer, former, sensibiliser…

